Pêche au maquereau
par : Julie D’Amour-Léger
Photo numérique, impression à jet d’encres sur papier coton
De 2020 à 2022, j’ai consacré trois années à photographier seize types de pêche ainsi que l’ostréiculture. Mon approche a d’abord consisté à mettre en lumière la dimension humaine de cet univers : chaque image montre les travailleuses et travailleurs de la mer à l’œuvre, dans la constance de leurs gestes et la réalité changeante de leur environnement maritime.
Au fil de ce travail, j’ai pris la mesure de la fragilité de ce monde. Les changements climatiques, la migration des espèces marines et la diminution marquée de certaines ressources compromettent déjà l’avenir des pêches. J’envisage ainsi cette démarche comme un travail de mémoire, où l’approche artistique devient aussi une façon de témoigner, de préserver des savoirs et de rendre compte d’un univers en transformation. C’est dans cette perspective que mon regard artistique rejoint également une dimension anthropologique.