Bemiajiuliaq
par : Audrey Arsenault
Cette œuvre fait partie d’une série de pièces créées entre 2025 et 2026 par Arsenault.
En parlant de la série dans son ensemble, l’artiste a déclaré :
« Ma mission personnelle était de créer une série d’œuvres porteuses de guérison, destinées à celles et ceux qui se sentent perdus dans leur parcours d’identité culturelle. Il s’agit d’un enjeu contemporain majeur qui traverse toutes les cultures. L’enfant, TU’S, entretient des liens très ténus avec sa famille autochtone. Elle est soit adoptée, soit élevée sans connaissances autochtones. La jeune mère, GIJU’, élargit activement sa communauté et cherche à mieux comprendre les modes de vie de ses ancêtres. Sa connexion grandissante lui apporte un sentiment d’épanouissement et de sens. La grand‑mère, NUGUMIJ, s’épanouit dans son savoir autochtone. Elle souhaite guider les générations plus jeunes, les aidant à trouver leur identité en tant que personnes autochtones. C’est ainsi que notre culture demeure vivante et résiliente malgré les nombreuses épreuves traversées au fil des siècles.
La relation que nous entretenons avec nos aîné·e·s est réciproque. Nous dépendons d’eux pour nous transmettre les savoirs traditionnels, et ils comptent sur nous pour porter notre culture vers l’avenir.
En utilisant la technique ancienne de métallurgie du ciselage et du repoussé, j’ai façonné à la main leurs visages, leurs cheveux et les éléments botaniques en cuivre. Leurs corps sont tissés et formés à partir de fil de cuivre recyclé. Les motifs en fil de cuivre à double courbe deviennent progressivement plus ornementaux avec l’âge des sujets, reflétant l’évolution de leurs parcours. J’ai consulté mon grand‑père mi’gmaq pour leurs titres, que j’ai ensuite ciselés sur des plaques nominatives en cuivre pour chacune. »